quelques extensions gérées par Mailclub

La saga des nouvelles extensions (4ème et dernière partie)

Nous allons clôturer cette saga par les deux dernières catégories, les CorpTLDsLes extensions des sociétés, ainsi que les MiscTLDsLes extensions diverses / génériques.

Les CorpTLDs ou les DotBrand

Il n’est pas certain que lors de l’annonce de la libéralisation du process de création de nouvelles extensions en 2008, l’ICANNait imaginé que les entreprises pourraient se porter candidates à la création de leurs propres extensions de type .MASOCIETE ou .MAMARQUE. C’est pourtant ce qui s’est passé, et au final on pourrait bien voir de très nombreux grands groupes mondiaux utiliser cette possibilité pour développer une nouvelle forme de communication sur internet. Si le coût (entre 300et 500000 euros) est élevé au regard des budgets noms de domaine classiques, il reste faible si on l’intègre dans les budgets PI, communication et informatique des grandes entreprises, notamment en regard des avantages liés à l’obtention de sa propre extension. Pour la France seule, le Mailclub travaille actuellement sur de nombreux dossiers de tels CorpTLD, et pas simplement pour des entreprises du CAC40, les grosses PME pouvant aussi y trouver de réels bénéfices.

Le premier à dégainer est CANON

L’un des avantages de ces nouvelles extensions, est la médiatisation. Canon l’a bien compris et a organisé une communication autour de l’annonce de la création du .CANON (voir notre article consacré à cette annonce).

Etant les premiers à annoncer publiquement que le projet d’un .CANON verrait le jour, ils ont ainsi bénéficié d’une retombée médiatique conséquente. Une recherche dans Google de "dot canon" indique plus de 10000 résultats, sans compter les articles dans les journaux et magazines papiers. Si Canon a choisi de rendre son projet public, ça n’est pas le cas de la majorité des entreprises, qui ne souhaitent pas informer leurs concurrents de leur stratégie en la matière. Nul doute que d’autres sociétés communiqueront officiellement sur le lancement de leur extension, dès lors que la date limite de dépôt des dossiers auprès de l’Icann sera atteinte.

Les extensions dites génériques

Actuellement en nombre limité (.com, .net, .org, mais aussi .tel, .jobs ou .travel par exemple), les gTLDs vont exploser dans les années à venir avec de très nombreux projets dont l’utilité et la viabilité dépendront de l’accueil fait par le public.

A objectifs essentiellement commerciaux, ces projets ont un spectre très large, du sport à l’écologie, en passant par le cinéma ou l’immobilier.Voici les principaux :

La problématique de l’homonymie

Bon nombre de ces extensions risque de rencontrer un problème majeur, l’homonymie. Une illustration peut être faite avec les .MLS et .REAL :

  1. Le .MLS est l’acronyme de Multiple Listing Services, uniquement réservé aux listes immobilières. Si l’on recherche "MLS" dans Google, les premiers résultats qui ressortent sont ceux de Major League Soccer, est ce que la ligue de football est prête à laisser s’échapper ce point?
  2. Le .REAL est le projet lié aux annonces immobilières, pourtant cela pourrait correspondre également à un lecteur vidéo de la société RealNetwork, mais c’est surtout le nom d’un club de football Espagnol bien connu, le Réal de Madrid (communément appelé le Réal)

C’est au final les utilisateurs d’internet, entreprises et internautes, qui auront le dernier mot et qui assureront, ou pas, le succès des nouvelles extensions.

Quid de la différence entre un .ECO et .GREEN. Même questionnement entre les .BIKE, .BOARD, .SKATE, .SKI et .SURF proposés par la même société de façon sectorisé, et un plus global .SPORT englobant tout les sports cités. Quel est au final l’intérêt d’un .PHONE par rapport à un .MOBI ou .TEL actuel?

Vastes débats qui tournent tous autour d’une question essentielle : à quoi vont servir toutes ces nouvelles extensions et quelle sera leur réelle utilité pour améliorer le nommage internet?La réponse en 2011.