Les noms de domaine des clubs de foot

Le championnat de France de football vient de reprendre. L’occasion d’étudier les noms de domaine de vos clubs préférés et leurs chartes de nommage particulières.

Les sigles en force

Règle numéro un pour un club de foot français, communiquer sur son sigle. 90 % des sites officiels ont opté pour ce choix. Des verts de Saint-Etienne (Association sportive de Saint-Étienne soit asse.fr) à l’Association de la Jeunesse Auxerroise (aja.fr) en passant par l’Association sportive Nancy-Lorraine (asnl.net), ils ont quasiment tous opté pour la mise en avant de leur acronyme.

Il existe quelques variations à ce postulat. Par exemple, le rajout au sigle
– du nom de la ville au sigle (15 % des clubs) avec rclens.fr, ogcnice.com et fcsochaux.fr.
– du département (10 %) avec gf38.fr pour Grenoble, muc72.fr pour le Mans.
– d’un autre terme (15 %) avec deux fois le mot web (fclweb.fr pour Lorient et olweb.fr pour Lyon), et le vocable foot pour Montpellier et son mhscfoot.com.

Pour l’internaute, ce principe du sigle a l’avantage d’être court mais certains noms de domaine sont très éloignés du nom médiatique du club. Pas de problème pour psg.fr ou losc.fr.
C’est plus dur pour le usbco.com du promu boulonnais Union Sportive Boulogne Cote d’Opale…

Une conclusion qui a sûrement amené le champion en titre bordelais à choisir girondins.com plutôt que fcgb ou Rennes a opté pour staderennais.com à la place srfc… Les deux équipes de l’ouest sont les seuls à avoir dérogé au principe de l’acronyme. Merci pour nos neurones !

.FR majoritaire

Et les extensions me direz-vous ? Du classique mais avec ses exceptions.

Prenez l’Olympique de Marseille, forcément. Il a opté pour deux lettres O M. Problème, il ne peut pas déposer son .FR. Cette écriture est interdite par la charte de nommage de l’Afnic. Deux caractères sont autorisés en .FR mais uniquement en associant une lettre et un chiffre comme m6.fr. Pas d’OM.FR, donc. Ni de .EU ou .INFO qui ne veulent pas qu’on dépose des domaines correspondant à des extensions et le .OM est le TLD d’Oman. Avec un .COM pris par un tiers légitime, c’est donc sous OM.NET que le club phocéen communique. Un choix original car seul Nancy a aussi choisi le .NET.

Les clubs de ligue 1 adoptent principalement le .FR (50 %), suivi du .COM (35 %). Toulouse fait aussi dans l’inédit avec un .INFO pour son tfc.info.

Parking à foison

Très peu de clubs ont également déposés leurs noms dans les autres extensions connues (notre étude a été menée sur le .FR, .COM, .NET, .INFO et .EU). Seulement 9 % ont le même terme dans un autre TLD comme Losc.eu, ogcnice.fr ou staderennais.fr.

La grande majorité des autres noms de domaine sont squattés (20 %) et redirigent vers des liens sponsorisés comme olweb.com, mhscfoot.fr fcsochaux.com ou va-fc.fr. Le détournement de trafic tourne à plein régime !

Les petits clubs boudés par le grand public

19 % des noms testés sont également pris par des tiers, souvent homonymes et légitimes vu la mode des acronymes comme aja.com ou tfc.net.
Quelques sites de supporters (8 %) fleurissent ici (gf38.net) ou là (staderennais.info) en reprenant le nom officiel du site de leur club mais dans une autre extension.
Enfin, 22 % des noms de domaine restent libres ! Certes, plus rien n’est disponible en .COM ou .FR, mais on retrouve de belles disponibilités en .INFO (60 %), .EU (35 %) et .NET (20 %).
Il s’agit majoritairement d’équipes moins cotées que les Lyon, Marseille ou Paris. Les noms de domaine des Lorient, Montpellier, Sochaux ou Valenciennes sont en grande majorité disponibles.

La belle incertitude du sport nous dira quel nom de domaine sera champion à l’issue de la saison 2009/2010 !